Facturation électronique : Publication par la DGFIP de la liste des premières plateformes agréées
Facturation électronique : Publication
par la DGFIP de la liste des premières
plateformes agréées
Comme vous le savez, la réforme de la facturation électronique entrera progressivement en vigueur à
partir du 1er septembre 2026.
L’obligation d’émettre des factures électroniques s’appliquera :
– le 1er septembre 2026 pour les grandes entreprises et les entreprises de taille intermédiaire
(ETI)
– le 1er septembre 2027 pour les petites et moyennes entreprises (PME) et les micro-entreprises
(cela concernent les entreprises jusqu’à 250 salariés et 50 millions de CA)
L’obligation de recevoir des factures électroniques prendra effet pour l’ensemble des entreprises à
partir du 1er septembre 2026.
Dans le cadre de ce changement, il est obligatoire pour les entreprises de choisir une plateforme
agréée par l’État. La liste de ces plateformes vient d’être publiée par la Direction Générale des
Finances Publiques et nous vous la communiquons dans cette circulaire.
Parallèlement, la DGFIP a mis en en place un label pour permettre aux entreprises de se repérer dans
les différentes solutions proposées par les éditeurs.
Fiscal1) Rappel des obligations relatives à la facture électronique
Dans le cadre de la réforme de la facturation électronique, l’ensemble des entreprises assujetties à la
TVA et établies en France seront soumises progressivement à compter du 1erseptembre 2026 à de
nouvelles obligations en matière d’émission, de réception et de transmission de données de
facturation à l’administration fiscale (cf circulaire fiscale 06.24 et ses fiches pédagogiques,
présentation séminaire UMIH 16 juin 2025 ci-jointe).
a) Obligation de facturation électronique (e-invoicing)
Les entreprises ont l’obligation d’émettre et de recevoir des factures sous forme électronique pour
toutes les transactions B2B domestiques réalisées entre assujettis à la TVA établis en France.
Les factures devront être émises dans un format électronique structuré ou hybride reconnu (Factur-X,
UBL ou CII) et transiter obligatoirement par une Plateforme de Dématérialisation Partenaire (PDP ➔
plateforme agrée) immatriculée par l’administration fiscale
Les entreprises sont également tenues de recevoir les factures électroniques via une plateforme
conforme et de pouvoir en assurer le traitement et l’archivage.
b) Obligation de transmission des données de transaction (e-reporting)
Les entreprises sont soumises à une obligation de e-reporting pour les opérations non couvertes par
l’e-invoicing, notamment les ventes B2C, les opérations internationales (exportations, livraisons
intracommunautaires) et les données de paiement / d’encaissement pour les entreprises relevant de la
TVA sur les encaissements
Ces données doivent être transmises à l’administration fiscale via une plateforme agréée, selon une
périodicité et un formalisme définis par leur régime d’imposition.
c) Obligation de traçabilité et d’archivage
Les entreprises doivent :
– Assurer la traçabilité complète des factures et des statuts associés (émise, rejetée, refusée,
encaissée).
– Conserver les factures sous forme électronique pendant la durée légale de conservation.
– Garantir un archivage sécurisé, assurant l’intégrité, la lisibilité et l’accessibilité des documents dans le
temps.
d) Cas des associations (y compris les syndicats départementaux UMIH)
Pour les associations, l’obligation de réception et/ou d’émission des factures sous forme électronique
est liée à leur assujettissement à la TVA.
Schématiquement, il faut distinguer selon les 3 types suivants d’associations :
– les associations à but non lucratif non assujetties à la TVA- les associations à but non lucratif exerçant des activités lucratives accessoires
– les associations à but non lucratif et assujetties à la TVA et/ou à but lucratif et assujetties à la TVA.
Associations à but non lucratif non assujetties à la TVA
Les associations à but non lucratif qui ne réalisent aucune activité commerciale ne sont pas assujetties
à la TVA. De ce fait, elles ne sont pas concernées par la réforme de la facturation électronique.
Associations à but non lucratif exerçant une activité lucrative accessoire
Les associations à but non lucratif, même si elles exercent une activité commerciale à titre accessoire,
sont considérées comme des assujetties non redevables de la TVA, à condition que leur gestion soit
désintéressée et qu’elles réalisent une activité commerciale qui ne concurrence pas le secteur privé et
qui représente une part minime de leur budget (moins de 80 011 € pour 2025).
Par voie de conséquence, elles ne sont pas concernées par l’obligation d’émettre des factures
électroniques et de transmettre à l’administration des données de transaction et de paiement.
En revanche, elles doivent être en capacité de recevoir des factures électroniques de la part de leurs
fournisseurs à compter du 1er septembre 2026.
Associations à but non lucratif réalisant des activités lucratives à titre principal ou supérieures à
80 011 €
Si une association, à but non lucratif, exerce des activités lucratives qui représentent la majeure partie
de ses ressources ou réalise des recettes lucratives accessoires mais dont le montant est supérieur à
80 011 € pour 2025, elle est alors assujettie à la TVA.
Dans ce cadre, elle est concernée par la réforme de la facturation électronique et, par conséquent, elle
est tenue :
– de recevoir les factures sous format électronique à compter du 1er septembre 2026 et de choisir une
plateforme agréée pour les réceptionner
– d’émettre des factures électroniques et/ou transmettre des données de transaction et de paiement
(e-reporting).
2) Publication de la liste des plateformes agrées
La Direction générale des Finances publiques (DGFiP) a publié vendredi 16 janvier, la liste des 101
premières plateformes agréées pour la facturation électronique, conformément au décret du 25 mars
2024. Ces plateformes ont satisfait aux exigences réglementaires ainsi qu’aux tests techniques et aux
tests d’interopérabilité entre plateformes menés avec le concours de l’Agence pour l’Informatique
financière de l’État.
La liste des plateformes agréées est consultable dès aujourd’hui sur l’espace Professionnel du site
impots.gouv.fr et à l’adresse suivante. Elle est également annexée à la présente circulaire (cf Annexe 1)
https://www.impots.gouv.fr/je-consulte-la-liste-des-plateformes-agreeesLes plateformes qui n’ont pas encore obtenu leur agrément poursuivent leurs démarches. Cette liste a
donc vocation à s’enrichir, au fur et à mesure de l’instruction / validation des nouvelles demandes (cf
Annexe N°2)
L’administration poursuit l’accompagnement des entreprises et des acteurs économiques dans une
démarche de concertation continue. À partir du mois de mars 2026, une phase d’expérimentation
permettra de tester, en conditions réelles, le fonctionnement complet du dispositif associant
l’administration, les plateformes agréées et les entreprises.
3) Création d’un label
Afin d’aider les professionnels à identifier des acteurs de confiance dans le cadre de la réforme de la
facturation électronique, la DGFiP a mis en place deux labels distincts.
a) Les plateformes agréées de facturation électronique
Le premier label distingue les plateformes immatriculées par l’État, qui
constituent l’ossature du dispositif de facturation électronique. Elle
respecte un cahier des charges réglementaire strict, couvrant des
exigences fiscales (respect des obligations déclaratives et de
paiement), informatiques et techniques.
Ces plateformes jouent un rôle central car elles assurent l’échange de
factures électroniques entre les entreprises concernées et elles
collectent et transmettent périodiquement à l’administration fiscale
les données de transactions et de paiement de leurs clients, sur la base
des flux de facturation traités ou des déclarations effectuées.
b) Les solutions compatibles de facturation électronique
Le second label permet d’identifier les solutions compatibles avec les
obligations de la réforme et avec les plateformes agréées, au plus près
des outils déjà utilisés par les entreprises. Une solution compatible est
un logiciel ou une application permettant notamment de produire des
factures ou des données conformes aux exigences de la réforme. Elle
peut offrir de nombreuses fonctionnalités complémentaires (logiciel de
facturation, logiciel ou module de gestion comptable interne, …)
Contrairement aux plateformes agréées, ces solutions ne sont pas
immatriculées par l’administration. À ce titre : elles ne peuvent pas
transmettre directement les factures à l’administration fiscale et elles
ne peuvent pas agir comme intermédiaires officiels pour la
transmission des données de transaction et/ou de paiement.
Pour bénéficier du label « solution compatible », elles doivent
obligatoirement être raccordées à une plateforme agréée, garantissant
ainsi la bonne émission et réception des factures électroniques lors de
l’entrée en vigueur de la réforme.4) Accompagnement des syndicats et des professionnels
Parallèlement aux travaux de l’administration, l’UMIH mène actuellement une démarche de
recensement et de recherche de collaboration afin de proposer / recommander des solutions aux
syndicats départementaux et aux professionnels.
Dès à présent, il est vivement conseillé aux chefs d’entreprise de :
– se rapprocher de leur expert-comptable,
– contacter leur éditeur de logiciel de comptabilité ou de facturation,
afin d’évaluer la situation actuelle de leur établissement et s’assurer que les outils utilisés sont bien à
minima compatibles, ou pourront le devenir, avec une plateforme agréée dans le cadre de la réforme.
