Circulaire AS n°19.25 22/12/2025 Avantage nourriture Evaluation au 1er janvier 2026

Circulaire AS n°19.25

22/12/2025

Avantage nourriture

Evaluation au 1er janvier 2026

Rappel :

L’évaluation des avantages en nature nourriture est, pour le secteur des CHRD, basée sur le minimum

garanti (arrêté du 10/12/2002, modifié par arrêté du 28/04/2003) : voir circulaire UMIH n°19-03 du

28/05/03.

Actualités :

Le montant du minimum garanti passe à 4,25 € (au lieu de 4,22 € depuis le 1er novembre 2024).

(Décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 – Journal Officiel du 18 décembre 2025).

Nous vous présentons, ci-après, un rappel des principales règles applicables à l’avantage nourriture

dans notre secteur.

Service Affaires SocialesCirculaire Affaires Sociales n° 19.25

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© UMIH 2024 – Le présent support ne peut être reproduit sans autorisation

1 – Quelle est l’évaluation de la nourriture ?

L’évaluation de la nourriture s’effectue sur la base d’une fois le minimum garanti par repas (arrêté du

28/04/2003) qui est fixé à 4,25 € par repas au 1er janvier 2026.

Pour rappel :

Depuis 2003, cette valeur s’applique à tous les salariés concernés, quel que soit le montant

de leur rémunération. En effet, pour notre secteur, l’arrêté du 28/04/2003 renvoie à l’article

D 3231-10 du Code du travail qui fixe une seule valeur à la nourriture quel que soit le montant

de la rémunération. Il n’est donc plus nécessaire de faire une distinction entre les salaires

supérieurs ou inférieurs au plafond de la Sécurité sociale (ancienne règle fixée par l’arrêté de

1975 qui a été abrogé).

Concernant les mandataires sociaux et les dirigeants d’entreprise affiliés au régime général

de sécurité sociale par assimilation à des salariés, ils peuvent également bénéficier de

l’évaluation forfaitaire de l’avantage en nature nourriture applicable à leurs salariés. Cette

nouvelle règle d’évaluation, qui remplace l’évaluation d’après la valeur réelle, est applicable

aux contributions et cotisations sociales dues au titre des périodes d’activité courant depuis

le 1er janvier 2020.

En revanche, concernant l’avantage logement, celui-ci doit être évalué d’après la valeur

réelle (cf. circulaire Affaires Sociales n°04.20 du 13/01/20).

2 – Quelles sont les conditions de délivrance de la nourriture ?

Pour rappel, la circulaire du Ministère du Travail du 9 mars 1990 précise les modalités d’attribution

de la nourriture dans les CHR. L’avantage nourriture (ou l’indemnité) est dû sous deux conditions :

– ouverture de l’établissement à la clientèle aux heures des repas,

– présence du salarié aux heures des repas.

Il est important de préciser que la « notion d’ouverture à la clientèle pendant le repas » ne réserve pas

l’application de l’avantage nourriture aux seuls établissements assurant un service de restauration.

L’obligation de nourriture est due (avantage nourriture ou indemnité), quelle que soit la nature de

l’entreprise (hôtel, etc.…).

Par ailleurs, la notion de présence au moment des repas doit s’entendre au sens large et intégrer les

périodes des repas de la clientèle mais aussi celles du personnel.

Présent à l’heure des repas, le salarié aura droit, soit à l’avantage nourriture (repas consommés), soit

à l’indemnité compensatrice (repas non consommés).

3 – Comment s’évalue la nourriture ?

Rappelons que l’accord de branche du 13/07/04, étendu par arrêté ministériel, a rendu obligatoire la

suppression de la déduction du demi-avantage nourriture pour les salariés rémunérés au SMIC. Cette

mesure est entrée en application depuis le 1er janvier 2005. Depuis cette date, les entreprises ne

peuvent plus déduire la demi-nourriture sur les bulletins de paie de leurs salariés rémunérés au SMIC

(voir circulaire UMIH du 27/01/05 – n°08-05).Circulaire Affaires Sociales n° 19.25

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Par conséquent, seule la disposition établie par l’arrêté du 28 avril 2003, qui fixe le montant de cette

valeur nourriture (N) en fonction du minimum garanti, doit être prise en compte.

En effet, l’avenant n°1 supprimant la déduction de la demi-nourriture, il n’est plus possible de se référer

à l’article D 3231-13 du Code du travail, qui limitait la part des avantages en nourriture intégrée dans

le salaire à la demi-valeur de son montant (N/2).

Il suffit ainsi de rajouter directement l’intégralité de la nourriture (N) au salaire de base afin de

déterminer le salaire brut.

VALEUR NOURRITURE (N)

Le salarié est présent à l’heure :

des 2 repas de 1 repas de 0 repas

semaine de 5 jours

22 j. x 2 repas =

44 repas

22 j. x 1 repas =

22 repas 0 repas

4,25 € x 44 = 187,00 € 4,25 € x 22 = 93,50 € —

Commentaire : Ce tableau détermine le nombre de repas et la valeur de la nourriture correspondante en fonction

de la présence du salarié au moment de ces repas.