Circulaire AS n°18.25 22/12/25 Le SMIC augmente au 1er janvier 2026
Le SMIC augmente au
1er janvier 2026
Publication du décret portant relèvement du SMIC et du
minimum garanti
I – Relèvement du SMIC légal et du minimum garanti
Comme tous les ans, et ce, depuis la loi du 2 décembre 2008 en faveur des revenus du travail, la
revalorisation du SMIC intervient au 1er janvier de chaque année (et non plus au 1er juillet).
Aussi, et par décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025, le SMIC est revalorisé, au 1er janvier 2026, de
1,18 %. Cette hausse résulte de l’application des paramètres légaux de revalorisation.
Le minimum garanti est également revalorisé de 0,72 % au 1er janvier 2026.
Par conséquent, à compter du 1er janvier 2026 :
– le taux horaire du SMIC légal passe de 11,88 € à 12,02 € ;
– le montant du minimum garanti est établi à 4,25 € (au lieu de 4,22 €).
Service Affaires SocialesCirculaire Affaires sociales n° 18.25
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Les montants des avantages en nature (ou indemnités) par mois pour le personnel sont donc fixés à :
– Avantage nourriture, pour une entreprise travaillant sur 5 jours :
44 x 4,25 € = 187,00 €
22 x 4,25 € = 93,50 €
– Avantage logement :
L’évaluation de l’avantage logement s’effectue selon un forfait présenté sous la forme d’un barème de
8 tranches. Ces montants forfaitaires font l’objet d’une revalorisation au 1er janvier de chaque année.
Le barème pour l’année 2026 n’est pas encore paru.
II – incidence sur la grille des salaires conventionnels
1) Pour la convention collective nationale (CCN) des HCR
La grille des salaires actuellement en vigueur est celle fixée par l’avenant n°33 du 19 juin 2024 qui est
devenu obligatoire depuis le 1er décembre 2024 pour l’ensemble de la profession (cf. circulaire Affaires
sociales n°24.24 du 15/11/24).
Ainsi, depuis le 1er décembre 2024, les nouvelles rémunérations horaires brutes applicables sur le
territoire métropolitain et les DOM doivent être déterminées dans le respect des salaires minimaux
conventionnels suivants :
Niveau I Niveau II Niveau III Niveau IV Niveau V
Échelon 1 12.00 € 12.28 € 13.32 € 14.40 € 18.43 €
Échelon 2 12.08 € 12.55 € 13.54 € 14.77 € 21.78 €
Échelon 3 12.18 € 13.17 € 14.00 € 15.40 € 28.12 €
Conséquence : le niveau I – échelon 1 de la grille des salaires de la CCN des HCR se retrouve en-
dessous du SMIC au 1er janvier 2026.
Toutefois, les employeurs ont pour obligation de réajuster les minima conventionnels à hauteur du
SMIC et ce, jusqu’à l’extension de la nouvelle grille revalorisant notamment le niveau I, échelon 1 à
hauteur du SMIC + 1 %.
En effet, à l’issue du classement de l’emploi, le salaire convenu ne peut, en tout état de cause, être
inférieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Or, à compter du 1er janvier
2026, le taux horaire du SMIC est de 12,02 €.
De ce fait, les salaires des emplois classés à l’échelon 1 du niveau I sont obligatoirement réajustés
sur le SMIC.
Ainsi, dans l’attente d’un accord salarial de branche (en cours de négociation) et de son extension, les
employeurs des HCR sont tenus de verser au moins le SMIC horaire (soit : 12,02 €) aux salariés dont
les postes ont été classés au niveau I – échelon 1.
Pour les autres salariés, aucune augmentation automatique n’est à appliquer.Circulaire Affaires sociales n° 18.25
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De plus, nous vous rappelons que l’augmentation du SMIC + 1% prévu par l’avenant n° 6 du 15
décembre 2009 n’est pas automatique.
En effet, cette augmentation ne peut avoir lieu qu’à deux conditions :
– les partenaires sociaux doivent le décider en CPPNI (Commission Paritaire Permanente de
Négociation et d’Interprétation) et en tout état de cause, à chaque augmentation du SMIC ;
– et un accord doit être signé et étendu.
➔ Base de calcul :
L’avenant n°2 du 05/02/07 fixe la durée de travail conventionnelle à 39 heures hebdomadaire pour
toutes les entreprises sur la base de l’article L 3121-28 du Code du travail.
Toutefois, les entreprises peuvent retenir une durée inférieure. Par ailleurs, les entreprises qui, à la
date de cet accord, appliquaient une durée collective du travail inférieure à 39 heures restent soumises
à cette durée.
Ainsi, pour les entreprises à 39 heures, le salaire se calcule par mois sur la base de 169 heures
multipliées par le taux horaire du minimum conventionnel ou le SMIC, si ce dernier est plus
favorable, en fonction du niveau et de l’échelon.
Par exemple, pour un salarié classé au niveau I – échelon 1, son salaire mensuel brut, au 1er janvier
2026, sera fixé à : 169 h x 12,02 € = 2 031,38 €.
Il s’agit d’un montant avant toute influence de la nourriture, et éventuellement du logement.
Compte tenu de la suppression de la demi-nourriture par l’accord du 13/07/04, il suffit de rajouter à
ce montant, qui constitue le salaire de base, l’intégralité de la nourriture (N) afin de déterminer le
salaire brut.
Attention, le montant de l’avantage nourriture ou de l’indemnité compensatrice varie en fonction de
la présence du salarié au moment desdits repas.
Par ailleurs, l’avenant n°2 prévoit :
– Un déclenchement des heures supplémentaires à partir de la 36ème heure de travail par
semaine,
– Des majorations pour heures supplémentaires de : 10 % entre la 36ème et la 39ème heure ; 20 %
entre la 40ème et la 43ème heure et 50 % au-delà (pour les majorations des heures
supplémentaires des contrats à temps plein modulés, se référer à l’avenant n°19 du 29/09/14).Circulaire Affaires sociales n° 18.25
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2) Pour la convention collective nationale (CCN) de la restauration rapide
La grille des salaires actuellement en vigueur est celle fixée par l’avenant n°72 du 5 juin 2025 qui
abroge et remplace les dispositions du paragraphe 2 de l’article 44 de la convention collective nationale
de la restauration rapide intitulé « Salaires minima garantis » qui comprend la grille des taux horaires
minima garantis.
Cet avenant a été signé par les organisations patronales SNARR et UMIH, ainsi que par les organisations
syndicales de salariés CFDT Fédération des services et FGTA-FO.
Conclu pour une durée indéterminée, l’avenant prévoit une entrée en vigueur à compter du premier
jour du mois de la signature si l’accord est signé avant le 15 du mois et au plus tard le premier jour du
mois qui suit la signature si l’accord est signé après le 15 du mois pour les entreprises adhérentes des
syndicats patronaux signataires.
En l’espèce, l’avenant ayant été signé avant le 15 juin 2025, il est entré en vigueur le 1er juin 2025 et
s’applique, à compter de cette date, aux entreprises adhérentes du SNARR et de l’UMIH.
Par ailleurs, les partenaires sociaux ont sollicité l’extension de cet avenant auprès du ministère du
Travail afin de le rendre applicable à l’ensemble des entreprises relevant du champ d’application de la
convention collective nationale de la restauration rapide. L’avenant n° 72 a été étendu par arrêté du
31 juillet 2025, publié au Journal officiel du 7 août 2025, et s’applique désormais à toutes les
entreprises du secteur, qu’elles soient ou non adhérentes à une organisation patronale signataire.
➔ Salaire minima par niveau :
Niveau Echelon Taux horaire minimum brut
Niveau I
Echelon A 11,88 €
Echelon B 11,90 €
Niveau II
Echelon A 12,22 €
Echelon B 12,45 €
Niveau III
Echelon A 12,82 €
Echelon B 12,93 €
Echelon C 13,98 €
Niveau IV
Echelon A 15,01 €
Echelon B 15,43 €
Echelon C 16,05 €
Echelon D 17,34 €Circulaire Affaires sociales n° 18.25
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Rémunération minimale annuelle brute tous éléments de
salaire confondus
Niveau V
Echelon A 44 645,78 €
Echelon B 46 032,71 €
Echelon C 72 408,11 €
Les présents salaires minima garantis sont renégociés annuellement.
Conséquence : les échelons A et B du niveau I de la grille des salaires de la CCN de la restauration
rapide se retrouvent en-dessous du SMIC au 1er janvier 2026.
Toutefois, les employeurs ont pour obligation de réajuster les minima conventionnels à hauteur du
SMIC et ce, jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle grille.
En effet, à l’issue du classement de l’emploi, le salaire convenu ne peut, en tout état de cause, être
inférieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Or, à compter du 1er janvier
2026, le taux horaire du SMIC est de 12,02 €.
De ce fait, les salaires des emplois positionnés aux échelons A et B du niveau I sont obligatoirement
réajustés sur le SMIC.
Ainsi, dans l’attente d’un accord salarial de branche, les employeurs de la restauration rapide sont
tenus de verser au moins le SMIC horaire (soit : 12,02 €) aux salariés dont les postes ont été classés au
niveau I – échelons A et B.
Pour les autres salariés, aucune augmentation automatique n’est à appliquer.
