Circulaire AS n°03.26 26/05/26 Le SMIC augmente au 1er juin 2026 Publication de l’arrêté portant relèvement du SMIC et du minimum garanti
I – Relèvement du SMIC légal et du minimum garanti
Pour rappel, le SMIC est revalorisé au 1er janvier de chaque année selon deux critères :
• l’évolution de l’inflation, appréciée à partir de l’indice des prix à la consommation des 20 %
des ménages les plus modestes ;
• la moitié du gain de pouvoir d’achat du salaire horaire de base des ouvriers et employés.
En période de forte inflation, un mécanisme de revalorisation automatique en cours d’année
s’applique lorsque l’indice des prix à la consommation augmente d’au moins 2 % par rapport à l’indice
constaté lors de la précédente revalorisation.
Ce seuil ayant été franchi le 13 mai 2026, le mécanisme légal de revalorisation automatique du SMIC
s’appliquera au 1er juin 2026.
Conformément aux dispositions légales, le SMIC fera donc l’objet d’une revalorisation de 2,41 %.
Cette revalorisation résulte de l’arrêté du 22 mai 2026, publié au Journal officiel du 24 mai 2026,
portant relèvement du salaire minimum de croissance à compter du 1er juin 2026.
Le minimum garanti est également revalorisé de 2,41 % à compter du 1er juin 2026.
Service Affaires SocialesCirculaire Affaires sociales n° 03.26
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Par conséquent, à compter du 1er juin 2026 :
► le taux horaire du SMIC légal passe de 12,02 € à 12,31 € ;
► le montant du minimum garanti sera porté à 4,35 €, contre 4,25 € actuellement.
Les montants des avantages en nature (ou indemnités) par mois pour le personnel sont donc fixés à :
• Avantage nourriture :
Pour une entreprise travaillant sur 5 jours :
➢ 44 x 4,35 € = 191,00 €
➢ 22 x 4,35 € = 95,70 €
• Avantage logement :
L’évaluation de l’avantage logement s’effectue selon un forfait présenté sous la forme d’un barème de
8 tranches. Ces montants forfaitaires font l’objet d’une revalorisation au 1er janvier de chaque année.
Le barème applicable pour l’année 2026 vous est communiqué par circulaire distincte.
Les employeurs sont invités à vérifier les paramétrages de leurs logiciels de paie afin de garantir
l’application du nouveau taux horaire du SMIC à compter du 1er juin 2026.
II – incidence sur la grille des salaires conventionnels
1) Pour la convention collective nationale (CCN) des HCR
La grille des salaires actuellement en vigueur est celle fixée par l’avenant n°33 du 19 juin 2024 qui est
devenu obligatoire depuis le 1er décembre 2024 pour l’ensemble de la profession (cf. circulaire Affaires
sociales n°24.24 du 15/11/24).
Ainsi, depuis le 1er décembre 2024, les nouvelles rémunérations horaires brutes applicables sur le
territoire métropolitain et les DOM doivent être déterminées dans le respect des salaires minimaux
conventionnels suivants :
Niveau I Niveau II Niveau III Niveau IV Niveau V
Échelon 1 12.00 € 12.28 € 13.32 € 14.40 € 18.43 €
Échelon 2 12.08 € 12.55 € 13.54 € 14.77 € 21.78 €
Échelon 3 12.18 € 13.17 € 14.00 € 15.40 € 28.12 €
Conséquence : contrairement à la revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026, qui n’avait impacté que
l’échelon 1 du niveau I, la revalorisation du SMIC au 1er juin 2026 a pour effet de placer l’ensemble
du niveau I ainsi que l’échelon 1 du niveau II de la grille des salaires de la CCN des HCR en dessous
du SMIC applicable au 1er juin 2026.
Toutefois, les employeurs ont l’obligation de garantir une rémunération au moins égale au SMIC et
ce, jusqu’à l’extension d’une nouvelle grille salariale revalorisant notamment le niveau I – échelon 1 à
hauteur du « SMIC + 1 % ».Circulaire Affaires sociales n° 03.26
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En effet, à l’issue du classement de l’emploi, le salaire convenu ne peut, en tout état de cause, être
inférieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Or, à compter du 1er juin 2026,
le taux horaire brut du SMIC est fixé à 12,31 €.
De ce fait, les salaires correspondant aux emplois classés au niveau I ainsi qu’à l’échelon 1 du niveau
II devront obligatoirement être réajustés au niveau du SMIC.
Ainsi, dans l’attente de la conclusion d’un accord salarial de branche en cours de négociation et de son
extension, les employeurs du secteur des HCR sont tenus de verser au minimum le SMIC horaire brut,
soit 12,31 €, aux salariés concernés.
Pour les autres salariés, aucune augmentation automatique n’est applicable.
Par ailleurs, nous vous rappelons que le positionnement du niveau I – échelon 1 à hauteur du « SMIC
+ 1 % », prévu par l’avenant n°6 du 15 décembre 2009, n’est pas automatique.
En effet, cette évolution suppose :
• une décision des partenaires sociaux dans le cadre de la CPPNI (Commission Paritaire
Permanente de Négociation et d’Interprétation) ;
• la signature d’un accord ;
• puis son extension par les pouvoirs publics.
A retenir :
A compter du 1er juin 2026 :
• SMIC horaire brut : 12,31 € ;
• Minimum garanti : 4,35 € ;
• Le niveau I ainsi que l’échelon 1 du niveau II de la grille HCR passent sous le SMIC ;
• Les employeurs doivent garantir au minimum le versement du SMIC aux salariés concernés ;
• Aucune augmentation automatique ne s’applique aux autres niveaux de la grille.
Information complémentaire :
Les partenaires sociaux ne sont pas encore parvenus à la signature d’une nouvelle grille salariale, bien
que les négociations aient été engagées dès le mois d’octobre 2025 afin d’anticiper les évolutions du
SMIC.
A ce stade, les négociations n’ont pas permis d’aboutir à une signature des textes soumis à discussion,
certaines organisations syndicales ayant souhaité lier les discussions salariales à d’autres sujets
conventionnels.
Les échanges se poursuivent néanmoins et la branche est pleinement consciente de la nécessité
d’aboutir rapidement à une solution permettant de préserver la cohérence de la grille conventionnelle
au regard de l’évolution du SMIC et de la règle conventionnelle du « SMIC + 1 % ».
Une CPPNI est programmée le 4 juin 2026 et la NAO figurera notamment à l’ordre du jour.
En cas de signature d’un nouvel accord salarial, celui-ci ne pourra toutefois entrer en vigueur qu’après
son extension par les pouvoirs publics.
Dans cette attente, relevons que la grille conventionnelle fixe uniquement des minima de branche.
Chaque employeur demeure libre de mettre en œuvre une politique salariale plus favorable.Circulaire Affaires sociales n° 03.26
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➔ Base de calcul :
L’avenant n°2 du 05/02/07 fixe la durée de travail conventionnelle à 39 heures hebdomadaire pour
toutes les entreprises sur la base de l’article L 3121-28 du Code du travail.
Toutefois, les entreprises peuvent retenir une durée inférieure. Par ailleurs, les entreprises qui, à la
date de cet accord, appliquaient une durée collective du travail inférieure à 39 heures restent soumises
à cette durée.
Ainsi, pour les entreprises à 39 heures, le salaire se calcule par mois sur la base de 169 heures
multipliées par le taux horaire du minimum conventionnel ou le SMIC, si ce dernier est plus
favorable, en fonction du niveau et de l’échelon.
Par exemple, pour un salarié classé au niveau I – échelon 1, son salaire mensuel brut, au 1er juin 2026,
sera fixé à : 169 h x 12,31 € = 2 080,39 €.
Il s’agit d’un montant avant toute influence de la nourriture, et éventuellement du logement.
Compte tenu de la suppression de la demi-nourriture par l’accord du 13/07/04, il suffit de rajouter à
ce montant, qui constitue le salaire de base, l’intégralité de la nourriture (N) afin de déterminer le
salaire brut.
Attention, le montant de l’avantage nourriture ou de l’indemnité compensatrice varie en fonction de
la présence du salarié au moment desdits repas.
Par ailleurs, l’avenant n°2 prévoit :
• Un déclenchement des heures supplémentaires à partir de la 36ème heure de travail par
semaine,
• Des majorations pour heures supplémentaires de : 10 % entre la 36ème et la 39ème heure ; 20 %
entre la 40ème et la 43ème heure et 50 % au-delà (pour les majorations des heures
supplémentaires des contrats à temps plein modulés, se référer à l’avenant n°19 du 29/09/14).
2) Pour la convention collective nationale (CCN) de la restauration rapide
La grille des salaires actuellement en vigueur est celle fixée par l’avenant n°72 du 5 juin 2025 qui
abroge et remplace les dispositions du paragraphe 2 de l’article 44 de la convention collective nationale
de la restauration rapide intitulé « Salaires minima garantis » qui comprend la grille des taux horaires
minima garantis.
Cet avenant a été signé par les organisations patronales SNARR et UMIH, ainsi que par les organisations
syndicales de salariés CFDT Fédération des services et FGTA-FO.
Conclu pour une durée indéterminée, l’avenant prévoit une entrée en vigueur à compter du premier
jour du mois de la signature si l’accord est signé avant le 15 du mois et au plus tard le premier jour du
mois qui suit la signature si l’accord est signé après le 15 du mois pour les entreprises adhérentes des
syndicats patronaux signataires.Circulaire Affaires sociales n° 03.26
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En l’espèce, l’avenant ayant été signé avant le 15 juin 2025, il est entré en vigueur le 1er juin 2025 et
s’applique, à compter de cette date, aux entreprises adhérentes du SNARR et de l’UMIH.
Par ailleurs, les partenaires sociaux ont sollicité l’extension de cet avenant auprès du ministère du
Travail afin de le rendre applicable à l’ensemble des entreprises relevant du champ d’application de la
convention collective nationale de la restauration rapide. L’avenant n° 72 a été étendu par arrêté du
31 juillet 2025, publié au Journal officiel du 7 août 2025, et s’applique désormais à toutes les
entreprises du secteur, qu’elles soient ou non adhérentes à une organisation patronale signataire.
➔ Salaire minima par niveau :
Niveau Echelon Taux horaire minimum brut
Niveau I
Echelon A 11,88 €
Echelon B 11,90 €
Niveau II
Echelon A 12,22 €
Echelon B 12,45 €
Niveau III
Echelon A 12,82 €
Echelon B 12,93 €
Echelon C 13,98 €
Niveau IV
Echelon A 15,01 €
Echelon B 15,43 €
Echelon C 16,05 €
Echelon D 17,34 €
Rémunération minimale annuelle brute tous éléments de
salaire confondus
Niveau V
Echelon A 44 645,78 €
Echelon B 46 032,71 €
Echelon C 72 408,11 €
Les présents salaires minima garantis sont renégociés annuellement.Circulaire Affaires sociales n° 03.26
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Conséquence : le niveau I et l’échelon A du niveau II de la grille des salaires de la CCN de la
restauration rapide se retrouvent en-dessous du SMIC au 1er juin 2026.
Toutefois, les employeurs ont pour obligation de garantir une rémunération au moins égale au SMIC
et ce, jusqu’à l’entrée en vigueur d’une nouvelle grille.
En effet, à l’issue du classement de l’emploi, le salaire convenu ne peut, en tout état de cause, être
inférieur au salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC). Or, à compter du 1er juin 2026,
le taux horaire du SMIC est de 12,31 €.
De ce fait, les salaires correspondant aux emplois classés aux niveau I ainsi qu’à l’échelons A du
niveau II devront obligatoirement être réajustés au niveau du SMIC.
Ainsi, dans l’attente d’un accord salarial de branche, les employeurs de la restauration rapide sont
tenus de verser au moins le SMIC horaire, soit : 12,31 €, aux salariés concernés.
Pour les autres salariés, aucune augmentation automatique n’est applicable.
Des négociations salariales sont également en cours au sein de la branche de la restauration rapide.
Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de toute évolution à ce sujet.
